Commerce et para-maritime

Texte  repris sur le site  

édité par la Direction des Affaires Maritimes

 

Le transport maritime assure l'essentiel des échanges du commerce international.

Au-delà de la navigation, il soutient le développement de l’activité et de l’emploi dans les secteurs para-maritimes : ports de commerce, courtage et assurances, construction et réparation navales, administrations maritimes, formation maritime, etc.

Le commerce maritime français emploie environ 12 500 navigants français, 3 000 navigants étrangers et 8 500 personnels sédentaires. Le chômage est nettement en dessous de la moyenne nationale, notamment pour les officiers.

Au niveau mondial le secteur rencontre depuis plusieurs années des difficultés pour recruter des officiers. Au plan national ce manque durable garantit aux officiers français des débouchés avec des salaires élevés, mais prive les compagnies des cadres de haut niveau dont elles ont besoin pour se développer face à la concurrence internationale.

 

Activités du transport maritime.
La mer est la voie de transport la plus importante du commerce international.

Au niveau national, européen ou mondial, les trois quarts des marchandises sont transportés par la marine marchande.
De nombreux secteurs de l’activité économique utilisent les navires de commerce pour :

le transport des marchandises (conteneurs, pétrole, gaz, produits chimiques, céréales, etc.) ;
le transport des passagers (car-ferries, croisières, cargos mixtes, etc.) ;
les activités portuaires (pilotage, remorquage, dragage, etc.).
les expéditions maritimes spécialisées (recherche océanographique, recherche sismique, prospection et exploitation off-shore, extraction de matériaux marins, pose de câbles sous-marins, etc.)

Selon les destinations, ces navires font du cabotage (navigation à proximité des côtes), national ou international, ou partent naviguer au long cours. Dans ce dernier cas, l’équipage, constitué de 20 à 100 hommes, embarque pour des traversées océaniques qui peuvent durer plusieurs mois.

Le saviez- vous ?

Plus des 70% des marchandises produites et consommées dans le monde empruntent la voie maritime.
Avec la pêche, le tourisme littoral et la Marine nationale, l’économie maritime au sens large représente en France près de 550 000 emplois, soit près de 3 % de la population active.
56% des importations et 40% des exportations de la France se font par la mer.
En moyenne, un navire de commerce touche un port français toutes les 6 minutes.
Le transport maritime français compte 110 entreprises d’armement maritime qui exploitent environ 1 400 navires de commerce (dont 700 sous pavillons étrangers et 216 navires de jauge supérieure à 100 UMS sous pavillon français).
La flotte française est la plus jeune du monde : 7,4 ans (contre 15,6 de moyenne mondiale).
Toutes activités confondues (y compris les vedettes à passagers), on compte 5 400 navires, dont 3 000 dédiés aux services publics.
Chaque année les navires français transportent 305 millions de tonnes de marchandises et 12 millions de passagers.

 

Conditions de vie et de travail
Les conditions de travail sur les navires battant pavillon français sont attractives.

Les marins qui embarquent à bord des navires français bénéficient d'avantages sociaux attractifs :

congés, salaires, sécurité de l'emploi,
longues périodes de congés (équivalent au temps de travail à bord) ;
rémunérations attrayantes (de 1200 € bruts/mois pour un matelot à 4 500 € bruts/mois pour un capitaine en début de carrière) ;
chômage faible ( au 31/12/07, le taux de chômage chez les officiers était de 5% contre 10% au niveau national) ;

Selon l’activité de transport, les embarquements peuvent durer de quelques jours (ferry) à quelques mois (long cours), toujours suivis d’une période de congés de même durée. Dans un cas, activité (3 jrs) et repos (3 jrs) alternent sur la semaine, dans l’autre sur plusieurs mois.

Dans tous les cas, les exigences du travail à bord, de la sécurité et de la protection de l’environnement demandent toujours, outre des compétences techniques, des qualités de disponibilité, de vigilance, de rigueur, une forte capacité d’adaptation et une aptitude certaine au travail en équipe.

L’équipage est composé d'officiers et de personnels d’appui (ou d’exécution).

Même si l’effectif varie selon le type et la taille du navire, l'équipage d'un bateau est toujours structuré de façon identique :

les personnels d’appui, souvent spécialisés (matelots, électriciens, pompistes, ouvriers mécaniciens, maîtres d’équipage, cuisiniers, etc. ) procèdent aux manœuvres (service du « pont ») et à l’entretien des machines et du navire (service de la « machine ») ;
les officiers (capitaine, chef mécanicien, seconds, lieutenants, etc.) dirigent et encadrent les personnels du « pont » et de la « machine ».

La formation professionnelle maritime

Pour devenir marin, il faut intégrer un lycée professionnel maritime (LPM), une école nationale de la marine marchande (ENMM) ou un centre de formation agréé. Les lycées et les centres forment les marins d’équipage aux fonctions d’appui ou d’exécution, tandis que les écoles nationales de la marine marchande forment les futurs officiers aux fonctions d’encadrement et de direction.

Les perspectives de carrière sont variées.

Sur la base d’une même formation, suivant le type, la taille et l'activité du navire, les marins peuvent exercer dans le transport maritime plusieurs métiers aux rythmes et aux conditions de travail variés.

Les filières de formation favorisent la mobilité d’un secteur à l’autre, de la pêche au commerce, par exemple, ou du commerce à la plaisance professionnelle.

Enfin le niveau des formations dispensées aux officiers et aux marins, ainsi que l’expérience acquise à la mer leur permettent de se reconvertir sans problème dans les activités à terre du secteur maritime ou para-maritime (entreprises, ports, assurance, courtage, formations, administrations, etc.), et aussi hors de ceux-ci dans des fonctions techniques ou managériales, par exemple.